Présentations des soirées

Publié le par Intégrale Brassens chronologique


Cette année nous nous sommes partagé les présentations des soirées.

Lionel Lévêque, vice-président du Grand Pan


Différents sujets furent abordés...
de différentes façons...


Sur le plateau, avant chaque spectacle,
on a parlé
de Brassens.
Celui dont Jean-Michel Boris
(longtemps directeur de L'Olympia) a dit
"Un jour, il faudra bien que la chanson
en revienne à Brassens : au dépouillement."



Brassens, avril 1970
Photo Denis Vicherat



On a parlé de l'Intégrale Brassens.
Ce n'est pas une initiative unique, ni même nouvelle en 2006.

Parmi les manifestations dont nous avons connaissance,
il y eut Saint-Nazaire en 2001
(Le Fanal, de 9h du matin à 1h du matin,
144 chansons donc sans les posthumes),
Jacques Raulet en 2005
(Le Soleil de la Butte, l'Intégrale par thèmes
en 5 mercredis, sans les posthumes),
Jean-Marc Dermesropian
(Intégrale tirée au sort, qui tourne toujours,
sans les inédites),
il y aura L'Amandier au téléthon prochain, etc.

Mais l'Intégrale telle que nous la proposons,
posthumes et inédites comprises,
chaque année sur 8 soirs consécutifs
et dans un ordre proche de l'ordre chronologique,
à notre connaissance est unique.

Un mot sur la répartition des chansons.
L'Intégrale est une entreprise collective, forcément l'individu est un peu gêné aux entournures.
Même si, une fois le cadre établi, chacun est libre dans sa prestation.

Les artistes signalent les chansons qu'ils peuvent et/ou veulent interpréter.

Comme les 30 mêmes sont convoitées à peu près par tout le monde
et que, mathématiquement, on ne peut en offrir qu' 1,3 par chanteur,
il en faut apprendre parfois une, deux ou trois de plus pour avoir un tour plus étoffé.

Certains acceptent, et c'est courageux car, si apprendre de nouvelles chansons est un plaisir,
les interpréter pour la première fois sur scène dans le contexte d'un festival relève du défi.
D'autres refusent, parce qu'ils n'ont pas la possibilité de le faire
ou parce que 5 chansons, ça leur suffit.
D'autres encore m'envoient une liste dont ils m'apprennent ensuite qu'elle n'est pas la bonne...
et il faut recommencer tout le Rubik's cube de la répartition...

C'est ce qu'on aime chez les artistes, la fantaisie !


La cour de la mairie (Photo Bruno Granier)

On a parlé de la mairie du 9ème arrondissement.
Je rappelle que la salle Rossini nous est prêtée durant 8 jours,
c'est-à-dire que nous ne payons aucune location pour ce festival.
On aurait du mal à trouver moins cher dans le quartier.
Cette année, nous avons disposé du soutien de la mairie
pour les affiches, les tracts, pour la gazette, etc.
Et sa volonté de nous aider à continuer s'est affirmée avec vigueur.


On a parlé de l'association.
Elle s'est formée autour de l'Intégrale Brassens.
Sa raison sociale : la promotion de la chanson.
Vaste programme.
Lorsque notre président a démissionné,
j'ai longtemps hésité à reprendre la barre seule,
connaissant, pour avoir co-organisé déjà 2 éditions, l'ampleur de la tâche.

Jamais n'aurais pu continuer sans le groupe d'amis qui forme le bureau,
sans la présence des quelques sympathisants qui sont là et ne comptent pas leur peine.
Leur aide et leur enthousiasme sont un inépuisable réservoir d'énergie.

On a parlé des artistes.
Jusqu'à présent défrayés mais non rémunérés,
certains sont méconnus, d'autres ont fait de belles carrières
loin des medias qui touchent le "grand public"
(comme s'il y avait un petit public).

Une manifestation comme celle-ci est pour certains l'occasion d'un contact
avec un public plus élargi que d'ordinaire.



Et ce sont les artistes
qui m'ont parlé de celui qui n'avait été
ni cité ni remercié sur le plateau :
le public !

Plus abondant chaque année,
chaque soir de la semaine,
un public de talent !
Un artiste m'a même parlé de "rendez-vous".

Un public pourtant tenu si jalousement
à l'écart
de la chanson nourrissante,
un public qui n'hésite pas à s'autonomiser émotionnellement et intellectuellement
lorsqu'il est prévenu.
La preuve.
Plus de 400 personnes le dernier soir,
plus de 1300 visites en 8 jours.

Que soit applaudi chaleureusement notre "grand" public.


À la croisée de tous ces chemins, notre mission :
maintenir qualité et convivialité.



                                                                       Marie Volta

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Pierre Schuller 30/10/2008 10:48

Très heureux du grand succès public de l'Intégrale Brassens 2008. Bravo à tous les organisateurs et aux artistes qui y ont participé. Seuls mon éloignement de Paris et les déplacements pour ADSA à cette période m'ont empêché d'y assister. Mais ce n'est que partie remise... A l'année prochaine.
Pierre (ADSA)